Une île de deux mille cinq cents kilomètres carrés où l’on passe du lagon au sommet dans la même journée. Voici ce qu’il faut avoir fait, classé par envie plutôt que par région.
La première erreur du voyageur qui débarque à Roland-Garros, c’est de vouloir tout faire. La seconde, c’est de rester sur la côte ouest. L’île se mérite en montant : l’essentiel de ce qui la rend unique commence à six cents mètres d’altitude.
2 512 km²la surface de l’île
3 070 mle Piton des Neiges
900 kmde sentiers balisés
24communes
Les cinq choses à ne pas manquer
Si vous ne restez qu’une semaine, voici l’ordre dans lequel nous les ferions.
1. Monter au volcan
Le Piton de la Fournaise est l’un des volcans les plus actifs du monde et l’un des plus sûrs à approcher, parce que ses éruptions restent presque toujours confinées dans l’Enclos. La route du volcan traverse la Plaine des Sables, un paysage de scories rouges sans équivalent. Départ avant l’aube, impérativement.
2. Voir Mafate depuis le Maïdo
Un cirque sans route, habité par huit cents personnes réparties dans des îlets reliés par des sentiers. Depuis le belvédère du Maïdo, à plus de deux mille mètres, on domine l’ensemble. Là encore, il faut être en haut tôt : le cirque se bouche en milieu de matinée.
3. Descendre dans un canyon
C’est l’activité qui donne accès aux endroits que personne ne voit depuis un sentier. Trou Blanc, Fleurs Jaunes, Langevin : toujours encadré, jamais seul.
4. Passer une nuit dans les Hauts
Une table d’hôtes à Hell-Bourg, à Cilaos ou à l’Entre-Deux change complètement le voyage. On dîne de ce que la maison cuisine, on se lève dans un cirque, et on comprend pourquoi les Réunionnais montent le week-end.
5. Prendre un bateau, entre juin et octobre
Les baleines à bosse passent le long de la côte ouest tout l’hiver austral. En dehors de cette saison, les dauphins restent présents toute l’année.
Par envie
Marcher
Neuf cents kilomètres de sentiers balisés, trois GR, et une difficulté qui surprend presque tout le monde : ici, un sentier ne contourne pas le relief, il le franchit. La traversée de Mafate, la montée au Piton des Neiges pour le lever du soleil, le tour des cirques : il y a de quoi occuper trois semaines.
Se baigner
Dans le lagon de l’Hermitage et de la Saline, dans les bassins aménagés de Grande Anse et de Manapany, dans les rivières quand elles sont autorisées. Hors de ces espaces, la baignade est réglementée sur une grande partie du littoral pour le risque requin : ce n’est pas une précaution de principe, respectez les arrêtés.
Manger
Carrys, rougails, samoussas, bouchons, gâteaux patate : la cuisine réunionnaise croise l’Inde, la Chine, Madagascar et l’Europe. Les meilleures tables ne sont pas sur le front de mer, elles sont dans les Hauts et dans les villes de l’Est.
Voler
Le parapente de Saint-Leu est l’un des sites les plus réputés au monde, avec un décollage à huit cents mètres et un atterrissage face au lagon. Le survol en hélicoptère reste la seule façon de voir le Trou de Fer et l’intérieur de Mafate en une heure.
Comprendre où l’on est
Une distillerie de vétiver, une plantation de vanille à Sainte-Suzanne, une usine sucrière en campagne sucrière, le volcan raconté à la Cité du Volcan : l’île s’explique vite, et ces visites donnent du sens au reste du séjour.
Combien de temps rester
Une semaine suffit pour le volcan, un cirque, le lagon et deux ou trois sorties. Deux semaines permettent d’ajouter Mafate, le Sud sauvage et l’Est. Trois semaines, c’est le format de ceux qui marchent.
Se déplacer
Il n’y a pas de train et le réseau de bus ne dessert pas l’intérieur. Louer un véhicule n’est pas une option, c’est la condition pour voir autre chose que le littoral. Comptez des trajets longs : l’île fait soixante-dix kilomètres de diamètre, mais la route du volcan demande deux heures depuis Saint-Gilles.
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Chacune de ces envies a sa page, avec les lieux, les saisons et les professionnels qui les font vivre.