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Saint-Denis, La Réunion +262 262 02 21 22

Dossier

Saint-Pierre et le Sud balnéaire

Capitale du Sud, port de pêche, plage en centre-ville et la vie nocturne la plus dense de l’île. Saint-Pierre est aussi le point de départ le plus logique pour le volcan, Cilaos et le Sud sauvage.

Saint-Pierre est la ville où l’on peut se baigner le matin, faire son marché à pied et dîner dehors le soir, ce qui n’est vrai nulle part ailleurs sur l’île. Elle n’a ni le lagon de l’Ouest ni le patrimoine créole de Saint-Denis, mais elle a quelque chose que les deux n’ont pas : une vraie vie urbaine au bord de l’eau, et une position centrale pour tout le Sud.

Sam. matinle marché du front de mer
Juin — octla saison des baleines
1 hjusqu’à Bourg-Murat
1 h 30jusqu’à Cilaos

Le front de mer

Tout part du boulevard du bord de mer, entre le port de plaisance et la plage. C’est la promenade de la ville : on y marche, on y court, on y traîne en terrasse, et c’est là que se concentre l’essentiel des restaurants et des bars. Le port abrite à la fois la plaisance et une flottille de pêche encore active, ce qui donne un va-et-vient permanent.

Derrière le front de mer, le centre ancien mérite une demi-heure de marche. L’hôtel de ville occupe un bâtiment du dix-huitième siècle, ancien entrepôt de la Compagnie des Indes, et plusieurs rues du centre conservent des maisons à varangue entre les commerces.

La plage

Une plage urbaine protégée par un récif, avec une zone de baignade surveillée aux horaires affichés. C’est une des rares plages de l’île où l’on se baigne en centre-ville, et c’est précisément pour cela qu’elle est bondée le week-end et pendant les vacances scolaires locales. En semaine et en matinée, elle est très agréable. Hors de la zone surveillée et hors du récif, la baignade est interdite par arrêté préfectoral, comme sur la majeure partie du littoral réunionnais.

Le marché du samedi matin

C’est le rendez-vous de la semaine, et l’un des trois ou quatre marchés qui valent vraiment le déplacement sur l’île. Les étals s’étirent le long du front de mer : fruits de saison, légumes des Hauts, piments, vanille, épices, poisson, plantes médicinales, plus une partie artisanat et vêtements. Il démarre tôt et s’essouffle vers midi.

Deux conseils pratiques. Venez avant neuf heures si vous voulez voir le marché plutôt que la foule, et garez-vous à distance : les abords sont impraticables le samedi matin. Un marché couvert fonctionne par ailleurs en semaine pour les fruits et légumes.

Le soir

Saint-Pierre est la ville de sortie de La Réunion. Les terrasses du front de mer, les bars du centre et quelques salles de concert font que l’animation ne s’arrête pas à vingt et une heures, contrairement au reste de l’île. En juin, un grand festival de musique occupe le bord de mer pendant plusieurs jours et remplit la ville ; les hébergements se réservent alors longtemps à l’avance.

Dit honnêtement : si vous dormez à cinquante mètres du front de mer un vendredi ou un samedi, vous entendrez la ville. Choisissez votre logement en conséquence, un peu en retrait ou franchement à l’écart.

Terre-Sainte

À l’est du port, de l’autre côté de la ravine, Terre-Sainte est un ancien quartier de pêcheurs qui a gardé son identité : rues étroites, cases serrées, barques tirées au sec, chapelle et petites tables de quartier. On y va à pied depuis le centre en une vingtaine de minutes, et l’ambiance n’a rien à voir avec celle du front de mer touristique. Plus loin dans la même direction, la Pointe du Diable offre un point de vue sur une côte rocheuse battue par la houle, entre Saint-Pierre et Petite-Île.

Le cimetière marin

En bord de mer, à l’ouest de la ville, un cimetière où reposent des tombes anciennes et, surtout, celle de Sitarane, criminel exécuté au début du vingtième siècle et devenu une figure de la sorcellerie populaire. Des offrandes y sont déposées en permanence. C’est une curiosité, pas un site touristique : on y entre avec retenue, et sans photographier les gens.

Les environs, dans un rayon de trente minutes

Entre-Deux

Un village créole restauré, accroché entre les deux bras de la Rivière Saint-Étienne, avec des rues bordées de cases à lambrequins et de jardins. On y monte en vingt-cinq minutes depuis Saint-Pierre, et c’est l’un des endroits de l’île où l’architecture créole rurale se voit le mieux. Au-dessus, le Dimitile offre une vue plongeante sur le cirque de Cilaos pour qui accepte la piste ou la montée à pied.

Grande Anse et Petite-Île

Vingt minutes à l’est, l’une des plus belles baies de l’île : sable clair, falaises, cocotiers, et un bassin de baignade aménagé dans la roche puisque la mer y est interdite. Allez-y tôt, l’aire de pique-nique se remplit vite le dimanche.

Saint-Louis et la route de Cilaos

Précision utile, souvent mal comprise : la route de Cilaos ne part pas de Saint-Pierre mais de Saint-Louis, une dizaine de kilomètres à l’ouest. De là, la RN5 remonte la gorge du Bras de Cilaos par ses virages et ses tunnels étroits. Comptez une heure et demie depuis Saint-Pierre, et davantage si vous vous arrêtez aux points de vue, ce qui est tout l’intérêt du trajet. Saint-Louis abrite par ailleurs l’une des deux dernières sucreries en activité de l’île et un temple tamoul important.

L’Étang-Salé

Vingt-cinq minutes vers l’ouest, une longue plage de sable noir volcanique bordée de filaos, avec une zone de baignade surveillée. Le sable chauffe fort : sandales indispensables.

Ce que Saint-Pierre n’est pas

Ce n’est pas une station balnéaire. La plage est courte, la ville est dense, et les quartiers périphériques — Ravine Blanche, Bois d’Olives, Basse Terre — sont résidentiels et sans intérêt de visite. Il fait aussi chaud et sec dans le Sud de janvier à mars, plus que sur les Hauts ou dans l’Est. Ceux qui cherchent avant tout le lagon et l’hôtellerie de bord de mer seront mieux sur la côte ouest ; ceux qui veulent une ville vivante et un accès rapide aux Hauts seront mieux ici.