25 °Ccôte ouest18h32coucher du soleil
Aller au contenu
Saint-Denis, La Réunion +262 262 02 21 22

À faire

Voler en parapente au-dessus de Saint-Leu

On décolle des pentes au-dessus de la ville et on se pose sur le front de mer, avec le lagon sous les pieds. Le vol dure vingt à quarante minutes, et ne se fait pas par tous les vents.

  • Où Décollages des Colimaçons et des hauts de Saint-Leu, atterrissage en bord de mer
  • Durée 20 à 40 min de vol, 2 h avec la navette et la préparation
  • Quand Toute l’année, meilleures conditions de mai à novembre
  • Budget 80 à 130 € le biplace à Saint-Leu, jusqu’à 300 € au départ du Maïdo
  • Avec des enfants Oui, dès 5 ans en vol court selon les écoles
  • Réservation Oui, et prévoyez un créneau de repli dans votre séjour

Saint-Leu est l’un des sites de vol libre les plus réputés de l’hémisphère sud, pour une raison géographique simple : la pente est régulière, elle est orientée face à la brise de mer, et le relief derrière la ville monte vite, ce qui crée des ascendances fiables une bonne partie de l’année. Les décollages se font principalement dans les hauts, autour des Colimaçons, vers huit cents mètres d’altitude, et l’atterrissage se fait sur le front de mer. Vous survolez les champs de canne, puis la ville, puis le récif.

Le baptême en biplace

Vous êtes installé devant, le moniteur derrière, dans une sellette séparée. Le décollage se fait en courant quelques mètres sur la pente : c’est la seule partie où l’on vous demande quelque chose, et elle dure trois secondes. Ensuite vous êtes assis. Un vol dit « découverte » tourne autour de vingt minutes et suit la pente ; un vol plus long, quarante minutes environ, permet de gagner de l’altitude dans les ascendances et de passer au-dessus du lagon. Les écoles proposent aussi des vols courts pour les jeunes enfants, et des vols avec figures pour ceux qui les demandent, mais les vrilles et les wings-over ne sont pas une bonne idée si vous craignez le mal des transports.

Quand ça ne vole pas

C’est la partie que les plaquettes évoquent peu. Le parapente ne vole pas sous la pluie, ne vole pas dans un vent trop fort, ne vole pas quand le vent tourne à l’est et vient de l’arrière de la pente, et ne vole pas quand l’air est trop turbulent en milieu de journée en été austral. Les créneaux sont donc concentrés en matinée et en fin d’après-midi. Une école sérieuse annule et vous reporte. Si vous n’avez qu’une matinée dans l’ouest et qu’il n’y a pas de repli dans votre programme, vous avez une vraie chance de rentrer sans avoir volé. Réservez en début de séjour, pas la veille du retour.

Les conditions d’accès

Les écoles acceptent généralement les enfants à partir de cinq ans sur des vols courts, avec autorisation parentale, et appliquent un poids maximum qui tourne autour de quatre-vingt-quinze à cent-vingt kilos selon le moniteur et la voile. Votre poids est demandé à la réservation : donnez-le honnêtement, il détermine le choix du matériel. Il n’y a pas de condition physique particulière, mais une marche de quelques dizaines de mètres sur terrain pentu est nécessaire au décollage, et le site n’est pas adapté à une mobilité réduite sans dispositif spécifique.

Pour voler au départ du Maïdo, à plus de deux mille mètres, comptez un rendez-vous très matinal, une navette longue, un tarif beaucoup plus élevé et un âge minimum relevé. C’est un autre vol, pas une version améliorée du premier.

À savoir avant d’y aller

  • Réservez le premier créneau de la matinée : l’air est plus lisse et les annulations y sont moins fréquentes.
  • Mettez des chaussures fermées qui tiennent la cheville, et attachez vos cheveux.
  • Les lunettes de soleil se perdent au décollage : gardez-les dans une poche ou prenez un cordon.
  • Si vous êtes sujet au mal des transports, prévenez le moniteur et demandez un vol sans figures.
  • La vidéo embarquée se paie en plus, autour de vingt à trente euros ; décidez avant le décollage, pas après.
  • Prévoyez un créneau de rattrapage dans votre séjour, pas un vol prévu la veille de l’avion.

Vigilance Vérifiez que l’école est déclarée et que le moniteur est titulaire d’un brevet d’État de parapente : le biplace commercial l’exige. Un vol annulé pour météo est un vol bien géré ; un moniteur qui décolle dans un vent limite pour ne pas rembourser est un signal d’alarme. L’assurance responsabilité civile de l’école ne couvre pas vos propres objets perdus en vol.