À faire
Survoler l’île en hélicoptère
Les trois cirques, le Trou de Fer et le volcan en une heure. C’est la dépense la plus lourde d’un séjour à La Réunion, et la seule façon de voir certains endroits que les sentiers n’atteignent plus.
- Où Héliports de l’Éperon (Saint-Gilles), Saint-Pierre, Sainte-Marie selon la compagnie
- Durée 15 à 55 minutes de vol, 1 h 30 à 2 h sur place avec le briefing et l’attente
- Quand Toute l’année, meilleures conditions de mai à octobre
- Budget 100 à 150 € pour 15 à 25 min, 300 à 350 € pour 45 à 55 min, plus une taxe d’héliport d’environ 35 €
- Avec des enfants Oui, les moins de 2 ans en général gratuits, tarif réduit jusqu’à 12 ans chez certains opérateurs
- Réservation Oui, et en début de séjour pour pouvoir reporter si la météo l’impose
Quatre compagnies opèrent depuis l’île, avec des bases à l’Éperon au-dessus de Saint-Gilles, à Saint-Pierre et à Sainte-Marie. Les formules se ressemblent et se distinguent surtout par la durée.
Le vol de 15 minutes, autour de 100 €, survole un seul cirque. Celui de 25 minutes va au volcan. Le 45 minutes, autour de 300 €, enchaîne les trois cirques, le Trou de Fer et le Piton de la Fournaise : c’est la formule qui montre vraiment la structure de l’île. Le 55 minutes, autour de 340 €, y ajoute le tour complet du littoral. Dans tous les cas, s’ajoute une taxe d’héliport d’une trentaine d’euros qui n’apparaît pas toujours dans le prix affiché.
Ce qu’on voit qu’on ne voit pas autrement
Le Trou de Fer, d’abord : un gouffre de 300 mètres où se jettent plusieurs cascades, au fond de la forêt de Bébour-Bélouve. Le sentier qui mène au belvédère est régulièrement fermé, et l’hélicoptère est alors le seul accès. Ensuite l’intérieur de Mafate, vu du dessus, avec ses îlets reliés par de simples traits de sentier. Et le cratère Dolomieu, de haut, qui montre d’un coup ce qu’un champ de lave de plusieurs kilomètres veut dire.
Les règles qui ne sont pas négociables
Les places sont attribuées par le pilote en fonction du poids des passagers, pas de vos préférences : on ne choisit pas le siège avant. Chaque compagnie fixe une limite de poids individuelle, en général autour de 100 à 120 kilos, avec un supplément au-delà. Et surtout : pas de vol dans les 24 heures qui suivent une plongée bouteille. L’altitude après une plongée expose à un accident de décompression. Si vous avez plongé, décalez le vol.
La météo décide
Les créneaux du matin, entre 6 h et 9 h, sont les seuls fiables : les nuages se forment ensuite sur les Hauts et un vol de 300 € au-dessus d’une couche grise est un vol raté. Les compagnies annulent et remboursent ou reportent quand les conditions ne permettent pas d’entrer dans les cirques. Réservez donc en début de séjour, pour garder la possibilité de décaler d’un ou deux jours.
Enfin, une remarque honnête : l’hélicoptère est bruyant pour ceux qui marchent en dessous et pour les habitants des îlets, qui le subissent toute la journée. Un vol est un choix, pas une évidence.
À savoir avant d’y aller
- Prenez un créneau entre 6 h et 8 h, et en début de séjour pour pouvoir reporter.
- Vérifiez si la taxe d’héliport est incluse dans le prix annoncé : elle ajoute environ 35 € par personne.
- Si vous plongez pendant le séjour, placez le vol avant la plongée, ou 24 h après.
- Mangez léger et fixez l’horizon si vous êtes sujet au mal des transports : les virages serrés dans les cirques secouent.
- Portez des vêtements sombres : les couleurs claires se reflètent dans la bulle et gâchent les photos.
- Pas de filtre polarisant sur l’objectif derrière un hublot, et ne collez pas l’appareil à la vitre.
Vigilance Aucun opérateur ne peut garantir l’itinéraire annoncé : un plafond bas sur les cirques fait modifier ou raccourcir le parcours, et c’est la bonne décision. Demandez avant de payer ce qui se passe en cas de vol écourté ou annulé pour météo — remboursement, report, ou avoir — et à quelle échéance. Méfiez-vous des offres très basses revendues par des intermédiaires : vérifiez quelle compagnie opère réellement le vol et ce que couvre le prix.