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Saint-Denis, La Réunion +262 262 02 21 22

À faire

Le lever du soleil au Maïdo

À 2 190 mètres, le belvédère du Maïdo s’ouvre d’un seul coup sur le cirque de Mafate. On y monte de nuit parce qu’après neuf heures, la vue est souvent bouchée pour la journée.

  • Où Belvédère du Maïdo, route forestière du Maïdo, Saint-Paul
  • Durée 1 h à 1 h 15 de route depuis la côte ouest, plus le temps sur place
  • Quand Toute l’année, ciel plus souvent dégagé de mai à octobre
  • Budget Gratuit, hors carburant
  • Avec des enfants Oui, mais le lever du jour signifie un départ vers 4 h du matin
  • Réservation Non

La route forestière du Maïdo monte depuis Saint-Paul par les rampes de Plateau Caillou, Le Guillaume, puis Petite France et ses alambics de géranium. Elle grimpe pendant une bonne heure, traverse la forêt de tamarins des Hauts, et s’arrête à un parking. Du parking au belvédère, il reste cent mètres à pied.

Ce qui s’ouvre alors n’est pas un panorama de plus : c’est le rempart ouest du cirque de Mafate, vu du dessus, avec ses îlets habités posés mille cinq cents mètres plus bas, Roche Plate, les Orangers, les Lataniers. Par temps clair, le Piton des Neiges ferme l’horizon à l’est et l’océan s’étale à l’ouest.

Pourquoi de nuit

Parce que les Hauts de l’ouest fabriquent leurs nuages dans la matinée. L’air chaud du littoral remonte les pentes, se refroidit, et condense. Entre 9 h et 10 h, le cirque disparaît sous une mer de nuages qui, vue du belvédère, est jolie une fois et frustrante les autres. Monter pour le lever du jour, c’est arriver avant le mécanisme. Le soleil se lève entre 5 h 45 en décembre et 6 h 50 en juin : comptez une heure quinze de route, et un quart d’heure de marge.

Le froid, qui surprend tout le monde

On part du bord de mer à 24 degrés et on arrive à 2 190 mètres, avant l’aube, dans un vent qui ne s’arrête pas. Il fait régulièrement entre 5 et 10 degrés au belvédère, parfois moins en août. Les gens qui repartent au bout de dix minutes sont ceux qui sont montés en short. Une doudoune, un bonnet et des gants transforment l’expérience.

Ce qu’on fait ensuite

Trois sentiers partent de là. La crête du Grand Bénare demande environ six heures aller-retour et un pied sûr sur les parties aériennes. Le sentier de la Glacière, plus tranquille, fait 4 h 30 dans la forêt. Et la descente vers Roche Plate, dans Mafate, compte 2 h 30 à 3 h, à l’aller, parce que la remontée est une autre affaire. Vérifiez l’état d’ouverture des sentiers auprès de l’ONF avant de partir : les fermetures par arrêté préfectoral sont fréquentes après les cyclones.

Pour la descente, prévoyez un arrêt à Petite France : les producteurs de géranium rosat y distillent encore, et c’est à cinq minutes de la route.

À savoir avant d’y aller

  • Partez de la côte vers 4 h : la route est sinueuse, étroite par endroits, et les derniers kilomètres se font souvent dans le brouillard.
  • Faites le plein avant de monter, il n’y a aucune station sur la route forestière.
  • Doudoune, bonnet, gants, et une thermos. Le vent au belvédère est glacial même quand il fait beau.
  • Garez-vous sur le parking et non sur les bas-côtés : les véhicules mal placés bloquent les secours et la route est à voie unique par endroits.
  • Si le ciel est couvert à Saint-Paul à 4 h du matin, ce n’est pas un indicateur : la couche nuageuse est souvent sous le belvédère.

Vigilance Le belvédère est un à-pic de plusieurs centaines de mètres, sans barrière continue, et le sol est souvent humide avant l’aube. Des chutes mortelles y ont eu lieu. Restez derrière les aménagements, surveillez les enfants de près, et ne cherchez pas le cadrage photo d’un pas de plus. Sur la route, la descente se fait avec des freins encore froids : ralentissez dans les épingles et laissez passer les véhicules locaux.