Un classement assumé, du lieu qui justifie à lui seul le voyage à celui qu’on garde pour le dernier matin — avec, pour chacun, l’erreur que font les visiteurs.
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Le Piton de la Fournaise, depuis le Pas de Bellecombe
Volcan & Hauts
Un des volcans les plus actifs de la planète, et le seul au monde dont on observe le cratère depuis le rebord d’une caldeira accessible en voiture. Du belvédère du Pas de Bellecombe, à 2 311 mètres, on embrasse l’enclos Fouqué d’un seul regard : un cirque de lave noire de dix kilomètres de large, le cône parfait du Formica Leo au premier plan, et le dôme du Dolomieu au fond. La descente dans l’enclos par l’escalier est une marche sur un sol qui a coulé il y a parfois moins de dix ans.
- Temps à prévoir
- Une demi-journée pour le belvédère et le Formica Leo ; la journée complète si vous allez jusqu’au point d’observation du Dolomieu.
- Saison
- Toute l’année, mais d’avril à novembre pour les matinées dégagées. Évitez février et mars, où la brume est quasi permanente.
- Effort
- Le belvédère est à cinq minutes du parking, accessible à tous. La descente de l’escalier dans l’enclos puis l’aller-retour au Formica Leo demandent deux heures et une bonne paire de chaussures. Le Dolomieu, cinq à six heures de marche sur lave coupante, à 2 500 mètres : réservé aux marcheurs entraînés.
L’erreur courante Arriver après 9 heures : les nuages remplissent l’enclos et il n’y a plus rien à voir. Le départ se fait à 5 heures du Tampon ou de Bourg-Murat. Deuxième piège, plus coûteux : venir en espérant voir de la lave. Il y a une à deux éruptions par an et personne ne les prévoit ; le volcan se visite pour son paysage. Troisième piège : ne pas vérifier l’accès. L’escalier de l’enclos a été fermé d’août 2025 à mai 2026 après un éboulement, et seuls deux itinéraires y sont rouverts depuis. Le sentier Kapor reste interdit.
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2
Le cirque de Mafate
Cirques
Huit cents habitants, une dizaine d’îlets, aucune route. Tout ce qui entre et sort de Mafate arrive à pied, à dos de mulet ou par hélicoptère — y compris le courrier et les courses. Ce n’est pas un décor préservé pour les visiteurs, c’est un territoire habité qui fonctionne autrement, au fond d’un cirque de 100 km² entouré de remparts de 1 000 mètres. Marcher de La Nouvelle à Marla, dormir chez l’habitant et repartir le lendemain est l’expérience la plus marquante que propose l’île.
- Temps à prévoir
- Trois jours minimum pour une traversée honnête. Deux jours et une nuit pour une incursion par le Col des Bœufs. Une journée ne suffit à rien.
- Saison
- Mai à novembre. En saison des pluies, les sentiers se dégradent et les rivières à traverser deviennent infranchissables.
- Effort
- Soutenu et continu. Il n’y a aucun terrain plat dans Mafate : chaque étape monte et descend plusieurs centaines de mètres de dénivelé, sur quatre à sept heures. Il faut porter ses affaires. Pas de difficulté technique, mais une vraie endurance.
- À réserver
- Les gîtes, trois à six mois à l’avance — une vingtaine d’hébergements pour tout le cirque. Centrale de réservation de l’Île de La Réunion Tourisme, ou directement auprès des gîtes.
L’erreur courante Croire qu’on « visite Mafate » en une journée depuis la côte. C’est le piège le plus courant et le plus décevant : on descend deux heures depuis le Col des Bœufs, on voit un îlet, on remonte épuisé, et on a manqué l’essentiel qui est de dormir dedans. Deuxième piège : réserver trop tard et devoir renoncer. Troisième : partir sans eau en quantité — il n’y a pas de commerce entre les îlets.
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La Plaine des Sables
Volcan & Hauts
Une plaine de lapilli ocre et rouge de huit kilomètres de long, à 2 250 mètres, sans un arbre, sans un bruit, traversée par une piste. On y descend par la rampe du Pas des Sables et le changement est total : en cinq minutes de voiture, les prairies de la Plaine des Cafres cèdent la place à un sol qui ne ressemble à rien d’autre sur l’île. C’est le trajet, autant que la destination, qui vaut le déplacement — et il est sur la route du volcan, donc gratuit en temps.
- Temps à prévoir
- Trente minutes d’arrêt au Pas des Sables, une heure si vous marchez un peu dans la plaine. À combiner avec le Piton de la Fournaise dans la même matinée.
- Saison
- Toute l’année. Spectaculaire aussi sous les nuages bas, ce qui en fait un repli acceptable quand le volcan est bouché.
- Effort
- Aucun. La piste est carrossable pour une voiture de tourisme, à condition de rouler lentement. Les points de vue sont au bord de la route.
L’erreur courante Traverser sans s’arrêter pour « gagner du temps » sur le volcan. Le belvédère du Pas des Sables, deux kilomètres avant la descente, est le meilleur point de vue des hauts et il est à vingt mètres du parking. Second piège : le vent et le froid, qu’on sous-estime parce qu’on reste près de la voiture.
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Le Maïdo
Ouest
À 2 190 mètres, le rebord d’un rempart qui tombe de 1 000 mètres sur le cirque de Mafate. C’est la façon la plus directe de comprendre la géographie de l’île : d’un côté le lagon et l’océan, de l’autre un cirque entier avec ses îlets visibles à l’œil nu. Aucun autre point de vue accessible en voiture ne donne autant pour aussi peu d’effort.
- Temps à prévoir
- Deux heures au total, dont une heure de route depuis Saint-Gilles. Une demi-journée si vous enchaînez avec le sentier de crête vers le Grand Bénare.
- Saison
- Toute l’année, d’avril à novembre pour la fiabilité. En saison humide, un matin sur trois est dégagé.
- Effort
- Le belvédère principal est à cinq minutes du parking, sur un escalier aménagé. La crête vers le Grand Bénare est une randonnée de six heures, exposée et vertigineuse par endroits.
L’erreur courante Monter après le petit-déjeuner. Les nuages se forment contre le rempart et remplissent le cirque entre 8 h 30 et 9 h 30 presque tous les jours : passé cette heure, on paie une heure de lacets pour voir du blanc. Il faut partir de la côte à 5 heures. Deuxième piège : le froid, 8 à 12 °C avant le lever du soleil, qui prend tout le monde de court.
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Le Piton des Neiges
Cirques
Le point culminant de l’océan Indien, à 3 070 mètres, et le centre géologique de l’île : les trois cirques sont ses flancs effondrés. Au lever du soleil, on voit la totalité de La Réunion d’un seul coup d’œil, les cirques encore dans l’ombre et l’ombre du sommet projetée sur la mer de nuages. C’est la seule chose sur cette liste qui mérite d’y consacrer deux jours.
- Temps à prévoir
- Deux jours avec une nuit au gîte de La Caverne Dufour. Faisable en une journée depuis Cilaos, mais on arrive au sommet après le lever du soleil, ce qui enlève la moitié de l’intérêt.
- Saison
- Mai à novembre. Le sentier est régulièrement fermé après les pluies et en période cyclonique.
- Effort
- Exigeant. Mille sept cents mètres de dénivelé positif depuis Cilaos, sur un sentier caillouteux et raide, puis une heure et demie de montée finale dans la caillasse, de nuit, à la frontale. Pas technique, mais long et froid.
- À réserver
- Le gîte de La Caverne Dufour, plusieurs semaines à l’avance, davantage en haute saison et le week-end.
L’erreur courante Partir sans vêtements chauds. La température approche de zéro au sommet avant l’aube, avec un vent qui la rend bien plus basse, et chaque année des randonneurs redescendent en hypothermie en tee-shirt mouillé. Deuxième piège : attaquer la montée finale sans frontale, sans eau et sans avoir dormi. Troisième : ne pas vérifier l’ouverture du sentier auprès de l’ONF, qui le ferme plus souvent qu’on ne croit.
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Le Trou de Fer, depuis le belvédère de Bélouve
Est
Un canyon de 300 mètres de profondeur où quatre cascades tombent en même temps, au bout d’une forêt primaire de tamarins des hauts couverte de mousse et de lichens. Le chemin y est aussi beau que le but : on traverse la forêt de Bélouve sur des caillebotis, dans une lumière verte, au-dessus d’un sol qui est une tourbière. C’est le lieu le plus photographié de l’île, et il le mérite.
- Temps à prévoir
- La journée. Trois à quatre heures de marche aller-retour depuis le gîte de Bélouve, plus une heure et demie de route depuis la côte Est.
- Saison
- Avril à novembre. C’est l’un des secteurs les plus pluvieux de l’île — plusieurs mètres d’eau par an — et le belvédère est bouché la majorité du temps en saison humide.
- Effort
- Modéré mais salissant. Le sentier est globalement plat, sur caillebotis puis sur racines, mais il est boueux en permanence, glissant, et demande des chaussures qui tiennent. Trois à quatre heures de marche.
L’erreur courante Venir en espérant la vue garantie. Le belvédère surplombe un canyon qui fabrique ses propres nuages : partez tôt, et si c’est bouché à l’arrivée, attendez vingt minutes, cela se dégage souvent par intermittence. Deuxième piège : la route de la Plaine-des-Palmistes à Bélouve, étroite et parfois fermée, qu’il faut vérifier la veille. Troisième : les chaussures de ville, qui transforment la boue en chute.
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Cilaos et l’Îlet à Cordes
Cirques
Le seul cirque où l’on arrive en voiture jusqu’à un vrai village, ce qui en fait la base idéale pour comprendre ce qu’est un cirque sans marcher trois jours. Cilaos a ses thermes, ses lentilles, son vin, ses broderies et une ambiance de bourg de montagne qui n’a rien de tropical. La route de l’Îlet à Cordes, qui part du village et suit une crête au-dessus du vide sur douze kilomètres, est le plus beau trajet routier de l’île.
- Temps à prévoir
- Deux nuits sur place. Une journée pour le village, la Roche Merveilleuse et les thermes ; une demi-journée pour l’Îlet à Cordes.
- Saison
- Toute l’année. Frais le soir même en été, ce qui est un argument de plus.
- Effort
- Rien d’obligatoire : la Roche Merveilleuse est à vingt minutes de marche pour une vue sur tout le cirque. Les randonnées autour — Bras Rouge en demi-journée, Col du Taïbit en journée — sont facultatives.
- À réserver
- L’hébergement, un mois à l’avance en haute saison et le week-end. Les tables d’hôtes, la veille.
L’erreur courante Monter et redescendre dans la journée. La route compte plus de quatre cents virages et prend une heure et demie dans chaque sens : y passer quatre heures nettes ne laisse rien. Deuxième piège : faire la route de nuit la première fois. Troisième : croire qu’il fait chaud et arriver sans pull pour une soirée à 1 200 mètres.
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Hell-Bourg et le cirque de Salazie
Cirques
Le cirque le plus vert et le plus humide des trois, et le mieux conservé sur le plan du bâti : Hell-Bourg, ancienne station thermale, est classé parmi les plus beaux villages de France et ses cases créoles à varangue sont encore habitées. La Maison Folio et son jardin montrent concrètement ce qu’était une habitation créole des Hauts. Sur la route, la cascade du Voile de la Mariée tombe le long du rempart juste au-dessus du goudron.
- Temps à prévoir
- Une journée depuis la côte Est ou Nord. Une nuit sur place si vous enchaînez avec Bélouve et le Trou de Fer le lendemain matin.
- Saison
- Toute l’année pour le village. La végétation est la plus spectaculaire en saison humide, de décembre à avril, qui est aussi la plus pluvieuse.
- Effort
- Aucun pour le village et la Maison Folio. Modéré pour le sentier du Terre Plate ou la montée vers Bélouve.
L’erreur courante Traiter Salazie comme une étape de transit vers autre chose. C’est un cirque habité qui demande qu’on s’arrête : le village se parcourt à pied, lentement, et la Maison Folio prend une heure. Deuxième piège : y aller un dimanche en espérant déjeuner — beaucoup de tables sont fermées ou complètes. Troisième : la pluie, qu’il faut accepter plutôt que fuir, parce que c’est elle qui fait ce cirque.
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9
Le lagon de l’Ermitage et de La Saline-les-Bains
Ouest
La seule véritable étendue de lagon de l’île, protégée par une barrière de corail, tiède, peu profonde et surtout autorisée à la baignade — ce qui, sur ce littoral, est un privilège réglementaire autant que naturel. À l’Ermitage, les filaos descendent jusqu’au sable et les familles réunionnaises y passent le dimanche. C’est l’endroit où l’on ne fait rien, et il a sa place sur cette liste pour cette raison précise.
- Temps à prévoir
- Une demi-journée, ou tous les jours de fin d’après-midi d’un séjour basé dans l’Ouest.
- Saison
- Toute l’année. Eau à 25-28 °C. L’Ouest est la zone la plus sèche de l’île, ce qui en fait le repli fiable quand il pleut ailleurs.
- Effort
- Aucun. Masque et tuba suffisent pour voir les poissons sur le platier.
L’erreur courante Sortir du lagon. La baignade est interdite par arrêté préfectoral hors du lagon, des platiers listés, des bassins protégés par filet et des zones surveillées par les Vigies requins — et l’interdiction a une raison. Deuxième piège : marcher sur le corail du platier, qui est vivant et qui se casse. Troisième : venir un dimanche après 9 heures en espérant une place de parking.
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La rivière Langevin et la cascade de Grand Galet
Sud sauvage
Dix kilomètres de route qui remontent une rivière turquoise jusqu’à une cascade qui tombe en nappe d’une falaise couverte de végétation, dans un bassin où l’on se baigne. Toute la vallée est une succession de bassins et de kiosques de pique-nique, et c’est là que l’île vient le dimanche. Le rapport entre ce que ça donne et ce que ça demande est le meilleur de cette liste : tout se voit depuis la route.
- Temps à prévoir
- Une demi-journée, à combiner avec la redescente du volcan vers Saint-Pierre.
- Saison
- Toute l’année, mais pas après de fortes pluies : la rivière monte vite et devient dangereuse.
- Effort
- Aucun. Le parking de Grand Galet est à cinquante mètres de la cascade. Les bassins en aval sont également au bord de la route.
L’erreur courante Se baigner après la pluie. Les crues de la Langevin sont brutales et ont fait des morts ; s’il a plu dans les Hauts, l’eau monte même sous un ciel bleu en bas. Deuxième piège : la leptospirose, transmise par l’eau douce, qui impose de ne pas se baigner avec une plaie ouverte ni après de fortes pluies. Troisième : venir un dimanche — la route est bouchée et tous les kiosques sont pris depuis 7 heures du matin.
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Le Sud sauvage : Cap Méchant et la Pointe de la Table
Sud sauvage
Soixante kilomètres de littoral de basalte noir que l’océan frappe sans barrière de corail, entre Saint-Joseph et Sainte-Rose. Au Cap Méchant, les vagues explosent sur les falaises de lave au milieu d’une forêt de vacoas. À la Pointe de la Table, on marche sur une coulée de 1986 qui a agrandi l’île : la lave a atteint la mer et le sol a moins de quarante ans. C’est l’autre visage de La Réunion, celui sans plage.
- Temps à prévoir
- Une demi-journée pour la route, avec trois ou quatre arrêts. La journée en comptant le Puits des Arabes, le Souffleur et Notre-Dame-des-Laves à Sainte-Rose.
- Saison
- Toute l’année. La houle australe de l’hiver austral, de mai à septembre, rend les vagues plus impressionnantes.
- Effort
- Faible. Tout est à moins de dix minutes de marche d’un parking, sur des sentiers aménagés. Sol de lave irrégulier : chaussures fermées.
L’erreur courante Descendre vers les vagues pour la photo. La houle est imprévisible sur ces côtes et des visiteurs y sont emportés régulièrement : on reste derrière les barrières, loin du bord. Deuxième piège : traverser le Sud sauvage d’une traite en espérant une plage — il n’y en a pas, c’est le principe. Troisième : passer à côté de Notre-Dame-des-Laves sans s’arrêter, l’église que la coulée de 1977 a contournée.
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12
L’Anse des Cascades
Est
Une anse au pied du rempart où une dizaine de cascades tombent directement dans une palmeraie, à cinquante mètres de l’océan, avec un village de pêcheurs et des kiosques sous les palmistes. L’endroit est petit, il n’y a rien à faire d’autre que de s’y asseoir, et c’est précisément pour cela qu’il est sur cette liste : c’est le seul endroit de l’île où la montagne, la forêt et la mer se touchent sur cent mètres.
- Temps à prévoir
- Une heure, deux si vous déjeunez sur place. Sur la route entre Sainte-Rose et Saint-Benoît.
- Saison
- Toute l’année. Les cascades sont beaucoup plus fournies en saison humide, de décembre à avril ; en fin de saison sèche, certaines sont réduites à un filet.
- Effort
- Aucun. Parking sur place, tout est visible à pied en dix minutes.
L’erreur courante Y aller en octobre ou novembre et trouver les cascades à sec, ce qui enlève l’essentiel. C’est l’un des rares sites de cette liste où la saison change tout. Deuxième piège : le dimanche, où les kiosques sont tous occupés dès l’aube. Troisième : s’attendre à une baignade — la mer est dangereuse ici, et interdite.
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Le Grand Étang
Est
Le plus grand plan d’eau naturel de l’île, au fond d’une vallée fermée par des remparts, avec la cascade du Bras d’Annette à l’extrémité. Le sentier qui en fait le tour traverse des pâturages, une forêt et un lit de rivière caillouteux, à plat, et l’ensemble ne ressemble pas du tout au reste de La Réunion : on y est plutôt dans un paysage de montagne tempérée. C’est la randonnée facile la mieux récompensée de l’île.
- Temps à prévoir
- Trois à quatre heures en comptant la cascade. Depuis la RN3 à la Plaine-des-Palmistes.
- Saison
- Avril à novembre. L’étang se vide en saison sèche et peut se réduire à des mares ; il est plein et spectaculaire après les pluies, mais la rivière à traverser devient alors infranchissable.
- Effort
- Facile et plat, mais long et caillouteux sur la fin. Il y a un gué à passer pour atteindre la cascade, impossible après la pluie.
L’erreur courante Venir en septembre-octobre et trouver un étang presque vide, ce qui déçoit tout le monde. Renseignez-vous sur le niveau avant de monter. Deuxième piège inverse : y aller après de fortes pluies, quand le gué du Bras d’Annette est infranchissable et qu’il faut renoncer à la cascade. Troisième : partir en chaussures de ville sur un sentier qui finit dans le lit d’une rivière.
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Saint-Denis : la rue de Paris et le Barachois
Nord
La seule vraie ville de l’île, et le seul endroit où l’on comprend son histoire autrement que par ses paysages. La rue de Paris aligne une vingtaine de demeures créoles du XIXe siècle, des cases à varangue aux hôtels particuliers, jusqu’au jardin de l’État et à son muséum. À deux pas, la Grande Mosquée Noor-e-Islam, la cathédrale et le temple tamoul tiennent dans le même quartier, ce qui résume l’île mieux que n’importe quel point de vue. Le Barachois, en front de mer, est l’endroit où Saint-Denis se promène au coucher du soleil.
- Temps à prévoir
- Une demi-journée à pied. À faire le jour de l’arrivée ou du départ, puisque l’aéroport est à dix minutes.
- Saison
- Toute l’année. Préférez le matin : Saint-Denis est la ville la plus chaude et la plus étouffante de l’île en milieu de journée.
- Effort
- Aucun. Tout se fait à pied sur deux kilomètres de plat.
L’erreur courante La sauter entièrement, ce que font la plupart des visiteurs, qui prennent la voiture à l’aéroport et filent vers l’Ouest. Deuxième piège : y venir un dimanche ou un lundi, quand les commerces et plusieurs musées sont fermés et que la ville est morte. Troisième : chercher une plage au Barachois — il n’y en a pas, et la baignade y est interdite.
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15
Le marché couvert de Saint-Pierre et son front de mer
Sud
Le marché forain du samedi matin est le plus grand de l’île : trois cents étals sur le front de mer, fruits, épices, vanille, bazar, et une densité de monde qui dit tout de la vie locale. Le marché couvert, lui, ouvre tous les jours. Saint-Pierre est aussi la seule ville de l’île qui vit vraiment le soir, ce qui en fait la bonne base pour les deux dernières nuits d’un séjour.
- Temps à prévoir
- Une matinée pour le marché, une soirée pour le front de mer.
- Saison
- Toute l’année. Le Sud est sec et ensoleillé la majeure partie de l’année.
- Effort
- Aucun.
L’erreur courante Arriver à 11 heures un samedi : le marché forain commence à 6 heures et se démonte vers midi, et les meilleurs étals sont vides avant 10 heures. Deuxième piège : y aller un autre jour que le samedi en croyant voir le grand marché — en semaine, il n’y a que le marché couvert, intéressant mais sans comparaison. Troisième : chercher à se garer sur le front de mer un samedi matin, ce qui est perdu d’avance.